
Une contrainte incontournable
freine toutefois la diffusion de ces systèmes : leur mise en œuvre nécessite la présence d’une nappe phréatique exploitable
– en terme de débit et de qualité d’eau, mais également d’un point de vue réglementaire
– à proximité du bâtiment traité.
SI LE DÉBIT EXCÈDE LES 8 M3 /H IL EST NÉCESSAIRE DE DEMANDER UNE AUTORISATION en s’adressant à la MISE située à la préfecture du département (MISE : Mission Inter Service de l'Eau).
Techniquement, rien ne s’oppose à l’utilisation d’un puits s’il permet de fournir le débit nécessaire à l’exploitation de la PAC. Il faut toutefois appréhender les problèmes suivants : le débit nécessaire au fonctionnement de la PAC doit être stable dans le temps. L'installation devra également être adaptée à la qualité physico-chimique de l'eau pompée (colmatage lié à la présence de fines, eau incrustante, eau corrosive…)
Il faut faire attention, car on confond souvent un puits,ouvrage captant une nappe phréatique, avec une citerne, ouvrage alimenté principalement par les eaux de ruissellement, donc qui ne peut pas fournir un débit continu.
Techniquement rien ne s’oppose à l’utilisation d’un cours d’eau s’il peut fournir le débit nécessaire à l’exploitation de la PAC. En plus des éléments dont il faut tenir compte dans le cas de l'utilisation de l'eau d'un puits,il fautprêter attention aux variations de débit liées aux périodes d'étiage et de crues,mais également aux variations de la qualité de l'eau (augmentation de la turbidité en période de crue par exemple). La très forte variation des températures saisonnières aura un impact sur le rendement de la PAC, pouvant aller jusqu’à l’impossibilité de l’utiliser dans les périodes les plus froides !