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Le bois

Le bois

3 systèmes

Les chaudières à bois, à bûches :

Les bûches alimentent cheminées, foyers fermés et poêles mais également les chaudières à bois pour chauffage central.
Les chaudières à bois, à combustion inversée, obtiennent des rendements corrects (55 à 70%) pour assurer le chauffage central et la production d’eau chaude sanitaire. Ces chaudières peuvent être également équipées d’une turbine, qui régule l’arrivée d’air ou l’extraction des fumées, ainsi le rendement permet seulement 2 chargements par 24 heures.

Les chaudières “Polycombustibles” :

Elles associent deux foyers, l’un pour le bois, le plus souvent à bûches, le second pour le gaz ou le fioul qui peuvent permuter automatiquement.

Les chaudières bois à plaquettes ou granulés :

Ces chaudières plus évoluées se développent de manière rapide sur le marché. Elles allient technologie avancée, rendement (75 à 90%) et souplesse d’utilisation. Elles s'utilisent aussi simplement qu'une installation fonctionnant avec une autre énergie et offrent tous les avantages du bois - chaleur et confort - sans les inconvénients. En effet, pas besoin d'alimenter soi-même la chaudière. Tout est entièrement automatisé grâce à un système d’approvisionnement par vis sans fin.
Les chaudières automatiques brûlent des plaquettes forestières ou des granulés qui sont stockés dans une pièce annexe. 

Chaudière Polycombustible Chaudière bois automatique
Chaudière Polycombustible Chaudière bois automatique


En résumé !

 

Quel produit pour quel rendement ?

Type de chauffage Rendement Autonomie
Cheminée à foyer ouvert < 25% 1 à 3 h
Poêle à bûches 40 à 70% 5 à 10 h
Insert/foyer fermé 30 à 70% 10 à 12 h
Poêle à haut rendement 60 à 70% 10 à 20 h
Chaudière à bûches  55 à 75% < 20h
Chaudière à plaquettes ou granulés 75 à 90% Plusieurs mois

A SAVOIR :
Le pouvoir calorifique des essences :

A volume égal,le pouvoir calorifique d’une essence à l’autre est différent.
Le chêne, charme, frêne, acacia et érable produisent de bonnes braises chauffantes.
Les feuillus tendres comme le tremble, le tilleul ou le peuplier sont des essences brûlant mal.
Les conifères sont à éviter également,ils dégagent beaucoup de gaz inflammables ainsi que du goudron.

Équivalences :
0,7 stères de bûches = 1m3 de plaquettes = 220 kg de granulés = 100 litres de fioul = 1000 KWh
Temps de sèchage optimal
et autres conseils :

SÈCHAGE SOUS ABRI
- bûche de 33 cm en quartier = 15 mois
- bûche de 33 cm en rondin = 17 mois
SÈCHAGE A L’AIR LIBRE
- stère en quartier de1M=18mois
- stère en rondin de1M=>24mois

Eviter les surpuissances afin de réduire au maximum les phénomènes de condensation et de corrosion.
Un bon tirage du conduit de fumée est impératif (minimum 0,2 bars) au fonctionnement.
La mise en place d’un ballon tampon est fortement recommandé.
Utiliser du bois sec et un conduit de fumée adapté.

Informations supplémentaires :

Le bois énergie est considéré comme l'une des filières les plus prometteuses en matière de production de chaleur. Alors que les équipements installés en milieu collectif et industriel sont très contrôlés et affichent aujourd’hui de bons niveaux de performance, le secteur résidentiel nécessite une attention particulière en raison de la vétusté des équipements et de la mauvaise qualité du combustible utilisé.

Le développement du chauffage au bois domestique doit s’effectuer dans des conditions de haute qualité environnementale, préconise l'Ademe.

Impacts environnementaux

Le bois est une ressource énergétique qui se renouvelle environ un million de fois plus vite que les énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole. En France, l’utilisation du bois-énergie participe à l’entretien de la forêt. Gérée convenablement, la forêt peut se renouveler et satisfaire le besoin des hommes : chaque année, en France, la récolte annuelle de bois (52 millions de m3 en 2003) est inférieure à la production biologique de la forêt (103 millions de m3 hors peupleraie (Inventaire Forestier National 2005)).

Le bois énergie est l’une des énergies les moins émettrices de CO2, indique l'Ademe. Les émissions rejetées lors de la combustion du bois résultent de l’accumulation de CO2, utilisé par les arbres lors de leur croissance.

En comptabilisant l’énergie consommée du « puits » à la chaleur produite, y compris les étapes de transport et raffinage, le chauffage au bois émet 40 kg de CO2 par MWh de chaleur utile alors que les chaufferies au gaz, au fioul et à l’électricité émettent respectivement 222 kg, 466 kg et 180 kg de CO2 par MWh. Ainsi, l’utilisation du bois permet de diviser les émissions de CO2 par 12 par rapport au fioul et par 6 par rapport au gaz.

La combustion de bois libère toutefois des polluants qu’il convient d’évaluer : oxydes d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), composés organiques volatils (COV) et hydrocarbures imbrûlés, particules, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Emissions de polluants

Sur la base des données utilisées par le CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes Atmosphériques : www.citepa.org ) dans ses inventaires, il apparaît notamment que :

Le secteur domestique, qui représente 85% du bois consommé, contribue plus significativement que le secteur collectif et industriel aux émissions atmosphériques nationales.

Il se caractérise, en effet, par un important parc d’appareils anciens (supérieur à 5 ans) et peu performants. Les foyers ouverts et les appareils anciens contribuent significativement aux émissions atmosphériques du secteur domestique, pour une production d’énergie très limitée (rendement énergétique inférieur à 40%, voire 10% pour les cheminées) comparée aux appareils mis aujourd’hui sur le marché.

Depuis 2000, la qualité des équipements a fortement progressé, note toutefois l'Ademe, sous l’effet notamment de la création du label « Flamme Verte ». Un poêle « Flamme Verte » émet 3 fois moins de poussières et de COV qu’un poêle ancien et 10 fois moins de HAP.

En 2006, 89% des poêles et 58% des chaudières mis sur le marché étaient labellisés Flamme Verte. Depuis novembre 2007, la réglementation impose un rendement minimal pour les appareils de bois installés dans le cadre d’une rénovation d’un bâtiment de plus de 15 ans.

Ce rendement est fonction de la puissance de la chaudière. De plus, un crédit d’impôt a été mis en place, en 2005, afin de permettre le renouvellement du parc en favorisant les équipements les plus performants. Le taux de renouvellement est toutefois lent (4% de taux annuel de renouvellement, soit 25 ans pour renouveler entièrement le parc actuel).

L'Ademe souligne que le secteur domestique utilise, dans une proportion encore trop importante, un combustible de mauvaise qualité (bois trop verts et trop humides), dont la combustion émet des polluants atmosphériques. Pour aider le particulier à faire le bon choix, une norme « NF bois de chauffage » a été créée, en lien avec les producteurs.

Les impacts des chaufferies bois en secteur industriel et collectif sont beaucoup plus limités que ceux du secteur domestique, avec des émissions atmosphériques à l’unité d’énergie restituée beaucoup plus réduites.

L’Ademe mène des campagnes de suivi des émissions de polluants de ces chaufferies. Si les émissions mesurées sont globalement correctes et respectent la réglementation, ces campagnes ont permis d’établir des recommandations de bonne pratique pour diminuer encore les rejets polluants.

Avis de l'Ademe

L’Ademe encourage le développement de la biomasse comme source d’énergie dans le secteur domestique, collectif et industriel, tout en veillant à l’utilisation de combustibles appropriés et de techniques efficaces à haute performance environnementale.

Bien consciente du niveau des émissions atmosphériques dues à la combustion de la biomasse, notamment chez le particulier, elle soutient une démarche de progrès visant à mettre sur le marché des équipements et des installations de plus en plus performants, ceci afin de corriger progressivement les impacts négatifs et de conforter le bénéfice de la biomasse en terme d’émissions de gaz à effet de serre et d’utilisation de combustibles renouvelables.

Pour l'agence, le secteur domestique (maison individuelle) est celui sur lequel il convient d’agir en priorité. Elle recommande donc aux particuliers intéressés par ce mode de chauffage de choisir un appareil d’un rendement de 70% minimum, installé par un professionnel compétent et de porter une grande attention au choix du combustible. Un entretien régulier de l’appareil de chauffe est également indispensable.

Le renouvellement du parc devrait faire baisser de manière significative les émissions polluantes. Dans le secteur collectif et industriel, l’Ademe encourage la mise en service d’installations classées pour la protection de l’environnement (puissance thermique supérieure à 2 MW).

Ce type d’installation est complémentaire aux unités de petites puissances et contribue significativement à la réduction nationale des émissions de gaz à effet de serre. Il permet également une mise en oeuvre efficace des meilleures techniques disponibles de traitement des polluants atmosphériques et bénéficie d’un cadre réglementaire strict de suivi et de contrôle par des organismes indépendants.

Pour les chaufferies non couvertes par la législation ICPE (chaufferies d’une puissance inférieure à 2 MW), l’Ademe soutient, dans le cadre de son système d’aide, le respect des exigences environnementales ICPE.

Dans tous les cas, et comme pour tout système de chauffage, l'Ademe préconise en premier lieu de réduire au maximum les besoins de chauffage en veillant à la qualité d'isolation thermique du bâtiment (murs, toiture, combles, fenêtres, …) et à son exposition. Dans le secteur industriel et collectif, elle exige, préalablement à l’attribution d’aides financières, la réalisation d’une évaluation environnementale des projets.

En savoir plus ...

Initié par l’ADEME et certains fabricants français d’appareils de chauffage au bois en collaboration avec le GIFAM (Groupement Interprofessionnel des Fabricants d’Appareils d’équipement Ménager), le label qualité “Flamme verte” vise à promouvoir les appareils de chauffage au bois performants et écologiques.

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